"We can save this world..."Trop de monde m'en avait dit du bien et même mieux que cela. C'est avec beaucoup d'impatience que j'ai été voir l'adaptation "du plus grand roman graphique de tous les temps" The Watchmen, les gardiens.
Je n'ai pas été déçue. Fascinée.
Fascinée par la dureté froide de Rorschach, personnage symétrique, à la fois fil conducteur ; par son journal il met en place les pièces du puzzle de cette histoire complexe ; à la fois révélateur du coté sombre de ces super-héros, faibles, vieillissants (une loi de 1977 leur interdit d'entraver les actions de la police), impuissants, violents, froids et tourmentés.
Fascinée par le jeu de miroir des situations (le smiley "dégoulinant" en est un parfait exemple, tant il revient passant de main en main, ouvre et clos l'histoire).
Fascinée par la profondeur des personnages allant de manière inconditionnelle du bien vers mal, du chaud au froid, de la résignation à la rebellion.

Fasciné par le rapport au temps, la fin du monde qui approche (l'histoire se déroule dans une réalité alternative et la troisième guerre mondiale se profile), l'imbrication de l'histoire (Nixon est toujours Président, les Etats Unis ont gagné la guerre du Viet-Nam grâce à Dr Manhattan) et la réflexion sur l'humanité.
Fascinée par le soin quasi obsessionnel accordé aux décors. Zack Snyder déjà rôdé par l'adaptation de comic book avec 300 s'est fait force de respecter le ton et la dimension de l'oeuvre culte de Alan Moore et de Dave Gibbons.
On ne peut qu'être séduit par la réalisation de cette histoire qui nous laisse tremblant et donne envie de se ruer sur le roman source (pour les néophytes).
La bande annonce "comic book"avec le titre des Smashing Pumpkins
Un clin d'oeil, pour ceux qui ont vu le film...

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